samedi 17 mars 2012


Le printemps arrive… !

Voici quelques réflexions au sujet de la première visite au rucher :

Une colonie d’abeilles hiverne en grappe, ceci est bien connu. La température à l’intérieur de cette grappe est d’env. 24°C. Consommer du miel permet aux abeilles de produire cette chaleur nécessaire à leur survie.


Dès qu’il y a du couvain dans une ruche, les abeilles augmentent cette température d’au moins 10°C. Les œufs, larves, pupes et nymphes ont besoin d’une température ambiante de 34°C-36°C pour pouvoir grandir, se transformer en abeilles et finalement naître après 21 jours. Ce sont ces nouveau-nés qui vont prendre la relève dans une colonie où les abeilles d’hiver commencent gentiment à quitter la ruche et mourir.


La visite en début de printemps a pour but de contrôler la présence de la reine, du couvain et de la nourriture. Il est judicieux de resserrer la colonie dans la mesure du possible en lui laissant assez de nourriture et de place pour la ponte de la reine. Ceci facilite la tâche aux abeilles responsables du chauffage de couvain car le volume à chauffer est ainsi limité au juste nécessaire. Assez de nourriture et une bonne température à l’intérieur de la ruche favorisent le bon développement de la colonie.


Ceci dit, quand l’apiculteur fait sa première visite la température extérieure doit être de 15°C minimum.  

Remarquez la différence de température entre l’intérieur (34-36°C) et l’extérieure (15°C) de la ruche : elle est de 20°C environ !


C’est pour cette raison-là qu’il est important de ne pas prolonger cette visite car plus sa durée est longue plus il y a risque de refroidir le couvain. Le couvain refroidi sera systématiquement éliminé par les ouvrières ce qui freinera le développement de la colonie.


Nos conseils :

1)      Pour préserver la chaleur à l’intérieur de la ruche, couvrez les cadres avec des linges et ne découvrez uniquement le cadre que vous voulez contrôler.

2)      Ne raclez pas encore la propolis et/ou la cire car les retours de froid sont fréquents au printemps et le couvain est sensible aux courants d’air.


C’est ainsi que les anciens nous l’ont appris…


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